My Little Cheap Dictaphone - Small Town Boy (Bella Union / 2006)
Décidément, à l’image du fromage en Hollande,
la Belgique risque fort de devenir l’autre pays de la pop. Après
Deus, Ghinzu, Girls From Hawai, Venus, voici My Little Cheap Dictaphone,
avec à sa tête Redboy, également fondateur d’Hollywood
Pornstars qui ont tourné l’année dernière avec
Deus. My Little Cheap Dictaphone est issu du collectif Jaune Orange, groupement
de musiciens qui oeuvrent pour l’enregistrement et la promotion
d’artistes, ainsi que pour l’organisation de concerts.
Si les deux premiers titres de l’album sont des morceaux rock plutôt
musclés – le premier possédant même une intro
noisy -, c’est plutôt à une pop tranquille et bien
pensée que nous convient les quatre belges de My Cheap Little Dictaphone.
Dès le troisième titre, ils arrondissent les angles avec
une pop optimiste à la Travis – le banjo y est pour beaucoup
- « Upside Down », « Why Are You Here » -. «
Put A Smile Upon Your Face » réalise le mariage pas forcément
évident entre rythmique rock et piano bar sautillant, le tout ornementé
d’harmonies typiquement pop qui rappellent nos jeûnots des
Kooks. « What Are You Doing » est une leçon d’arrangements,
commençant tranquillement comme un titre des Fab Four de Liverpool
avant une explosion rock à mi-chemin, le tout évoluant sur
les trois temps d’une valse.
Ambiances on ne peut plus variées également, puisque vont
se succéder rocks nerveux teintés d’electro –
« Cha Cha » -, country rock – « Let The Children
Play », « Last Night Country Saved My Life », et pop
rock plus traditionnelle – « Obviously »- .
Quelques fulgurances même, comme l’inspiré «
Crazy To Love », avec son riff d’orgue Hammond et sa batterie
en béton ou le downtempo et californien « « Hope You’re
Back », plus insouciant.
Entre Sparklehorse, The Thrills et Arcade Fire, My Little Cheap Dictaphone
s'annonce comme la nouvelle bonne surprise belge de l’année.
DOM