The Kooks - Inside In Inside Out
Quatre
gamins de Brighton, moyenne d’âge 19 ans, pour un premier
album très prometteur, et décidé.
Beaucoup moins teigneuse que celle des Arctic Monkeys, la petite bande menée par le frisotant Luke Pritchard nous livre ici un album ni trop ébouriffé , ni trop sage, qui lorgne autant vers les pop-songs acoustiques ados mais maitrisées ( ‘Seaside‘, bijou folk de 1 min 40), que vers un rock quand même un peu anglais (Gaz Coombes de Supergrass semble être de la fête sur le morceau ‘Eddie’s Gun‘), aux mélodies quasi imparables ( 'You don't love me ', 'Sofa song').
Dans ce petit disque sont présents tous les ingrédients d’une pop énergique, sensuelle - la voix de Luke Pritchard…- qui ne nie pas l’influence de Bob Dylan ou même Nick Drake, ensoleillée mais pas trop ‘shiny happy people’ pour autant, bref de quoi se faire aimer par pas mal de monde, finalement.
Heureux d’appartenir à cette scène brightonienne, devenue très florissante à en juger par les albums naissants des Brakes, Maccabees, ou encore The Upper Room, ces quatre jeunes hommes se font aider à la production par Tony Hoffer, responsable de certains albums de The Thrills, Turin Brakes, et Beck…et c’est peut-être aussi un peu pour ça que parfois l’album fleure bon la Californie, ou en tout cas la pop ensoleillée, qui n’a pas peur de se jeter à l’eau, direct, sans mouiller un orteil d’abord.
The Kooks, inside in /inside out(Labels/Emi)
Simon