Clap Your Hands Say Yeah ! Some Loud Thunder ( Wichita / Cooperative Music / 2007)

On pourrait traduire 'Some loud thunder' par ''un sacré tonnerre assourdissant''. C'est l'impression générale que j'ai eue à l'écoute de ce deuxième disque des new-yorkais de CYHSY. L'album porte bien son nom.
Un sacré tonnerre assourdissant, donc, ces onze morceaux hybrides, mariage très improbable entre Bob Dylan (influence assumée du chanteur Alec Ounsworth) et la flamboyance des Bowie et Byrne.
Bon, on se fout bien du fameux syndrome du deuxième album, on est juste face à un disque râté.
Pourtant, à la production, on avait Dave Fridmann, Monsieur Mercury Rev et Flaming Lips, mais je crois que cela ne s'entend pas beaucoup ici. D'une part, CYHSY semble avoir égaré la recette qui avait fait le succès du premier disque, une belle réussite de pop baroque dotée de quelques singles dont l'excellent 'Over and over again' à un moment où on n'attendait plus grand chose de neuf.
Seulement là, pas l'ombre d'une belle chanson. Belle, dans le sens agréable à écouter. Les mélodies sont là, ('Mama, won't you...', 'Love song no. 7') certes, mais la production est un peu trop crade pour apprécier pleinement l'objet.
Parce qu'au moment où on commence à apprécier un titre, - exemple, la balade folk à la fin du disque commence avec un accordéon et un piano légers et se termine en brouhaha - le morceau part dans tous les sens et là on ne rigole plus.
Dans le premier morceau, qu'on croirait être une démo (bien cachée) de Bowie, enregistrée sur un micro mal branché qui a pris l'eau..., on a même l'impression qu'Ounsworth ne se souvient pas des paroles tant elles sont incompréhensibles.
Et puis encore, 'Satan Said Dance' et son intro à la fraiseuse de dentiste, un interlude à la Annie Fratellini, enfin, un ou deux titres folk qui commencent doucement et finissent beuglés dans une cacophonie stéréophonique. Allez, ça suffit...
"Tapons dans nos mains et... passons à autre chose".

Simon