Koritni - Ladyluck ( 2007 )

L'Australie a décidément une formule qui marche avec ses groupes aux guitares bien saturées, aux batteries bien nerveuses et aux voix puissantes et rocailleuses. On a pu le constater avec des formations telles que Wolfmother ou encore Green Dollar Colour. J'insiste d'ailleurs sur ce dernier puisque c'est de là que découle ce band, Koritni, du nom du chanteur Lex Koritni, qui a décidé depuis maintenant deux ans de partir sur de nouvelles bases avec de nouveaux acolites, tout en restant bien sûr très rock 'n' roll comme avec son groupe de l'époque. A noter tout de même une petite différence avec des sonorités plus seventies, limite AC/DC, surtout quand on sait que l'album a été produit par Mike Fraser (Aerosmith, Van Alen, AC/DC), et Georges Marino (Metallica, Guns 'N' roses, AC/DC). Tiens tiens...
Ce premier album, Ladyluck est un cocktail explosif à mettre entres toutes les mains. Dès la première écoute, ne vous attendez pas à avoir du répit. Même si certains morceaux commencent de façon soft, on a à peine le temps de reprendre son souffle que ça nous pète aussitôt à la gueule. C'est exhaltant mais tellement bon !
Je vois déjà fuser des réactions du genre : "Encore du bruit"! Non, rassurez-vous, ça reste très mélodique malgré toute l'énergie phénomènale qui se dégage de cet album, avec la cerise sur le gâteau : la voix impressionnante de Lex, mélange entre John Fogerty (Creedence Clearwater Revival) et Bon Scott (AC/DC) et les solos de gratte présents sur chaque morceaux. Certains sont un peu courts mais on ne s'en plaindra pas tellement ils sont efficaces.
Il n'y a rien à jeter sur cet album, mais quelques titres sont à retenir tout de même :
Red Light Joint pour le jeu de voix impressionant de Lex, Under The Overpass pour sa dynamique et le solo de guitare qui l'accompagne, Got To Get You Into My life, reprise des Beatles avec là encore un jeu de voix impressionnant, même si ce morceau a un aspect un peu plus commercial ; mais n'y voyez rien de péjoratif bien au contraire. Et pour terminer, Ain't No Love Song, le morceau phare en guise de belle conclusion avec un son bien bluesy, une alternance entre une voix qui vient vraiment du fond des tripes et un solo de guitare dans toute sa splendeur, comme si le guitare était animée d'une vie propre.

Tony