The Long Blondes - Someone To Drive You Home ( Rough
Trade / 2006 )
Le
groupe s’est formé autour d’un groupe d’amis
de Sheffield en 2004. Après quelques singles et ep sur divers labels
locaux, le groupe se fait remarquer par Rough Trade en 2006. Cet quinquet
mixte est mené par la chanteuse Kate Jackson, en compagnie des
deux filles Reenie Hollis (basse et chœur) et Emma Chaplin (guitare,
clavier et chœurs) et des garçons Screetch Louder (batterie)
et Dorian Cox (guitares, clavier et chœurs). Cette joyeuse troupe
à un temps essayé d’obtenir la collaboration de Jarvis
Cocker mais ce dernier trop occupé avec son album laissa son bassiste
au sein de Pulp (Steve Mackey) s'en charger au final. Il devient évident
que Pulp figurent parmi les influences du groupe, mais s'ils avouent plus
volontiers des inspirations sixties avec la paire Holland/Dozier ou encore
Burt Bacharach.
‘’Lust in the movies’’ le titre qui ouvre cet
album, préfigure immédiatement ce que sera le style du groupe,
naviguant entre un pop/rock dansant flirtant avec le disco et un son eighties
crasseux tout en sonnant moderne. Kate a par ailleurs une voix qui ne
va pas sans rappeler celle de Debbie Harris de Blondie. Arrive ensuite
le titre qui créa le mini buzz en Angleterre, ‘’Once
and never again’’, une chanson gentiment sucrée, résolument
sixties et terriblement efficace. C’est ce morceau qui leur a valu
un temps d’être comparés aux excellentes Pipettes.
Les bons titres défilent sans lasser (‘’Madame Ray’’,
‘’Seperated by motorways, ‘’Swallow tatoo’’).
‘’Heaven helps the new girl’’ est plus charmeur,
voix très douce qui caresse les oreilles, puis le titre prend des
atours plus rock avant de revenir au calme du début. ‘’Giddy
Stratospheres’’, le dernier extrait, est encore un bon titre
avec ses chœurs féminins très drôles. Le style
eighties est poussé un peu plus loin dans le titre ‘’A
knife for the girl’’, où le pont n’est pas sans
rappeler Siouxies and the Banshees.
Bref, il est certain que ce n’est ni le groupe ni l‘album
de l’année mais c’est un vrai bon premier disque de
rock qui mérite d’être porté a des milliers
de paire d’oreilles, et plus encore.
Yann