Ultra Orange et Emmanuelle Seigner ( RCA / Sony / 2007 )


Il semblerait que les actrices françaises cherchent à diversifier leur activité en passant par la chanson, pour des résultats peu convaincants comme Arielle Dombasle, mais pour d’autres plus réussis comme Adrienne Pauly (et oui elle est actrice), Agnès Jaoui ou Charlotte Gainsbourg. C’est à présent au tour d’ Emmanuelle Seignier de se lancer.
Pour ce faire, elle s’est associée au groupe français Ultra orange, né en 1996 et qui a déjà trois albums à son actif. Rappelons que Ultra Orange a subi de très fortes critiques à ses début, comparé par certains à un Garbage français, alors que d'autres le définissaient comme un groupe dénué de sensibilité, voire banal. Mais depuis, leur musique a évolué.
L'album commence par le single "Sing Sing", qui fait presque penser à du A Camp (Sparklehorse et Nina Persson), remplaçant la légère touche électro par une sonorité plus seventies. Sonorité que l’on retrouve d’ailleurs tout au long de l’album, plus marquée encore sur le deuxième titre "Simple Words", ou le dernier "Don’t Kiss Me Goodbye", qui pourait nous faire croire à un retour de Brigitte Bardot dans une pop plus actuelle. Et puis il y a "Rosemary & Lullabies", petit bijou avec cette petite mélodie envoûtante, une sorte de Shadows en plus épuré, accompagné par le chant sensuel d’Emmanuelle. Les autres titres, un peu plus rock, restent dans cette ambiance seventies, un peu comme certains morceaux d’AS Dragon, guitare plus prononcées, plus agressives, et voix moins chuchotée.
Ainsi cette rencontre d’Emmanuelle avec Ultra Orange peut être qualifiée de réussie, la démarquant de ses compères surfant sur une vague plus moderne, et réussissant de bien belle manière là où a chuté Arielle Dombasle, en ne se vautrant pas dans les clichés de la musique retro.

Micky