Superbus,
Micropolis (Besançon, 12 mars 2007)
Le public (environ 600 personnes) principalement composé
de teenager et arrivé massivement en avance, n’était
pas si nombreux au final et assez métissé : des clônes
(ratés) de Jennifer Ayache, aux jeunes arborant des T-shirt de
métal (sic) en passant par les parents et petits derniers venus
vraisemblablement accompagner ces gentils jeunes.
Il est 20h30 pétantes quand les accords du Comte de Fourques retentissent
sur la scène. Ce trio officiant en première partie, distille
une pop lorgnant vers le rock pour un résultat des plus sympathiques.
Après huit bons titres chantés en français passés
en notre compagnie, le groupe s’éclipse sous un accueil des
plus chaleureux.
Il est maintenant 21h25, le public bon enfant attend désormais
les cinq membres de Superbus depuis quelques trente minutes quand les
lumières de Micropolis s’éteignent pour laisser place
à l’intro. Les musiciens rentrent sur scène un par
un, puis celle que tout le monde attend prend place. Pas de temps mort,
l’intro de ‘’Superstar’’, extrait du premier
album, retentit dans la salle ce qui donne lieu à une manifestation
de joie. Dès le début du set, on constate que la voix est
beaucoup moins nasillarde, ce qui aurait pu agacer à la longue.
On peut aussi noter le ton plus rock que sur disque. Le son approximatif
et les quelques effets sonores tentés met en évidence que
Micropolis n’est pas fait pour accueillir des concert. Le public,
très en retenue, participe assez mollement et ça se confirmera
tout au long du concert. Le groupe alterne principalement des compositions
des deux derniers album (respectivement ‘’Pop ‘n’
gum’’ et ‘’Wow’’) tout au long de
la première moitié du set (‘’Sex baby sex’’,
‘’Over you’’, ‘’Little Hily’’)
avec notamment le dernier single en date ‘’Lola’’.
Le groupe, en particulier le guitariste/arrangeur et Jennifer, a bien
du mal à activer leur public se montrant peu avare en sollicitation.
Bref, on ne peut leur reprocher d’avoir essayé. C’est
au tour du deuxième guitariste, là, de manifester son agacement.
Depuis le début du set il est en proie à des problèmes
avec son instrument, du coup il se retrouve en retrait, malgré
son positionnement sur scène, c’est dommage car le groupe
est très complice (même le batteur fraîchement arrivé
dans le groupe).
A présent, à la manière de M, la donzelle demande
un silence totale pour lancer ‘’Butterfly’’ (le
single annonçant le dernier album) et un miracle se produit. Le
public se déchaîne quelque peu et se met à chanter
(la première fois après dix titres joués). Mademoiselle
Ayache remercie le public pour l’accueil (une pointe d’ironie
?). Puis quelques titres passent, dans la lignée de ce qui s’est
passer depuis le début du show. Vers la fin du set arrive ‘’Je
reste encore’’ (deuxième extrait du premier album).
Ayant inclus dans le premier un cover de Madonna (‘’Into the
groove’’), le groupe se fend d’une reprise convaincante
(je rappelle qu’ils sont cinq ) et surprenante … ‘’Breed’’
de Nirvana (le public ne se manifeste que très peu). Ils concluent
le set avec un ‘’Pop ‘n’ gum’’ enthousiaste.
Il est presque 22h30, le groupe quitte la scène.
Après quelques minutes où le public réclame un rappel
(est-il besoin que je rappelle ‘’l’enthousiasme’’
de ce dernier ?), le groupe revient pour jouer un ‘’inédit’’
(‘’Bad boy killer’’), puis la miss rappelle à
quelle point les mec sont un peu des salauds avec le titre ‘’C’est
pas comme ça’’ suivi par le titre qui les a fait connaître
il y à déjà cinq ans, le très hilarant ‘’Tchi-cum-bah’’,
l'occasion de demander s'il y a des fans de la première heure dans
la salle. Arrive ensuite un faiblard solo de guitare interrompu par la
chanteuse car il paraît qu’à chaque solo de gratte
le public doit faire le métalleux de base (headbanging et signe
de la bête). ‘’Let me hold you’’ sera le
dernier titre joué et en forme de ‘‘outro’’
le groupe tape une petite impro qui permet à la joyeuse équipe
de remercier le public bisontin. Il est presque 23h et les lumières
de Micropolis se rallument.
Malgré une appréhensionà l’égard du
groupe en arrivant, je peux dire que Superbus a donné un concert
sérieux et convainquant où je ne me suis pas ennuyé.
Le groupe était ce que l’on peut appeler enthousiaste comparer
à la salle ce soir. Leur prestation scénique reste fidèle
à la réputation qu’ils s’étaient faite
pour la tournée du premier album, même si l’ensemble
demeure assez classique et sobre.
On va adresser un joli carton jaune au public bisontin (un brin fatigué).
Yann