Le 13 avril à Montbéliard, Sensation Rock a rencontré Kemar, le chanteur de No One is Innocent, avant son premier concert de la tournée, à l’occasion de la sortie de l'album Gazoline. Une interview plutôt détendue, dans laquelle Kemar nous livre ses peurs et ses positions politiques face au contexte électoral français actuel. Tout y passe : de Superbus au Chikungunya ...
Arrivés avec quelques minutes de retard (et oui, on n'avait pas pensé aux bouchons dûs au meeting de Sieur François à la sortie de Besançon...), et après avoir tourné un peu en rond dans la Petite Hollande, on découvre, à côté d'une école maternelle, ce tout nouveau lieu de concert qu'est la salle Jules Verne. Salle toute neuve, qui compte quelques dix concerts à son actif depuis début mars… enfin, 11 après le passage des No One ! Après avoir salué le directeur des lieux, celui-ci va chercher Kemar qui arrive tout sourire vers nous. Il refuse alors la main que je lui tends et me fait la bise, détendant tout de suite l'atmosphère. Ainsi, la question de savoir si on se tutoie ou on se vouvoie ne se pose plus (ouf, une angoisse de moins pour moi !). Le directeur de la salle nous invite alors à faire l'interview dans la cuisine. Kemar, qui semble connaître les lieux aussi bien que nous, se heurte malencontreusement à une porte vitrée. Un peu plus et nous faisions l'interview aux urgences plutôt que dans la cuisine. Une fois installés, Laurent, notre photographe, explique alors à Kemar le concept associatif de Sensation Rock. Puis il est temps pour moi de commencer l'interview.
Julie : Tout d'abord, je voulais dire que personnellement, j'étais très contente que No One ait sorti un nouvel album. Je suis fan depuis le début. C'est donc le 4ème album, avec un live entre ?
Kemar : Merci. Ouais, c'est ça. Il y a eu un live et aussi un DVD.
Julie : A un moment donné, vous vous êtes séparés. Tu as fait un album solo et tu n'es pas reparti avec les mêmes musiciens. Mais par contre, c'est la même équipe que sur Révolution.com ?
Kemar : Enfin, à part le bassiste.
Julie : Et votre nouvel album Gazoline est encore très engagé politiquement. Est-ce qu'on peut dire que le fil conducteur est l'élection présidentielle ?
Kemar : En fait, on est sorti d'un an et demie de tournée avec Révolution.com. On avait physiquement et mentalement la sensation d'être à genoux et en même temps, on avait tellement kiffé ce qui s'était passé qu'on n'avait pas envie de se quitter pendant six mois, enfin, plutôt quelques mois. On avait tout de suite envie de remettre le couvert et de composer. Enfin, surtout Shanka, le guitariste, qui venait d'avoir son propre studio.
Julie : Et donc, les compos, l'écriture, les textes, c'est toi ?
Kemar : C'est moi et aussi un auteur qui s'appelle Emmanuel de Arriba, qui est cité dans l'album et qui est en fait un pote à moi. On était au lycée ensemble et on s'est jamais quitté en tant que potes. On a toujours trouvé une espèce de complicité entre nous dans l'écriture. Et pour revenir à ta question de départ ...
Julie : ...qui était : est-ce que la campagne présidentielle du moment en France est le fil conducteur de l'album Gazoline ?
Kemar : Et bien, nous, on avait senti plein de trucs, des trucs qui nous paraissaient super évidents. Le premier truc, c'était que Chirac, jamais il ne se représenterait aux élections présidentielles, parce que trop vieux, trop impopulaire, trop à la ramasse, donc du coup, très vite, enfin, moi dans l'écriture, j'avais lancé l'idée qu'il fallait faire un texte sur la révérence de Chirac. Voilà.
Julie : D'où la chanson "Salut l'artiste" ?
Kemar : C'est ça. D'autre part, on était en pleine politique sécuritaire de Sarkozy, et on sentait le truc venir aussi, à savoir qu'il allait être candidat à l'élection présidentielle et que.... On n'avait vraiment pas envie de rigoler en écrivant un texte sur ce mec-là.
Julie : La Peur ?
Kemar : Non, L'Amour de la Haine. Mais La Peur, c'est un peu le morceau fédérateur, même si tous les thèmes ne sont pas forcément politiques. Tu vois, il y a des morceaux comme Boomerang, Laisse toi aller. En fait, La Peur rassemblait tous les trucs qu'on avait envie de dire, à savoir ne continuez pas à vous laisser influencer par tous ces discours de peur que les candidats ou candidates à l'élection présidentielle vous balancent. On en avait déjà eu la triste expérience en 2002. Putain, non, quoi ! Ne continuons pas à nous laisser berner par ce discours là ! Et au niveau local parce que c'est un truc de mode. Et le thème de la peur et de l'insécurité est un vieux truc, qu'on peut faire remonter jusqu'à Hitler. Tout cela a aussi été vachement marqué par le 11 septembre et Bush et l'invasion en Irak.
Julie : Et donc, c'est pour ces raisons que vous avez sorti ce morceau en single ?
Kemar : Oui, en terme de textes, de chansons, pour nous, c'était le pilier. Et même dans la façon de composer, c'est-à-dire que c'était un titre qu'on avait depuis pas mal de temps. J'avais donné l'esquisse, la direction du titre, mais on arrivait pas à en faire un vrai bloc No Onesque. On cherchait un peu, tu vois, et tout à coup, K-Mille, en une après-midi, a fait jaillir le morceau.
Julie : Et pourquoi ne pas avoir appelé l'album La Peur ?
Kemar : Parce que Gazoline s'associait super bien à la féminité. On y voyait comme un prénom, un peu brûlant par rapport à la fille qui est sur la pochette.
Julie : Alors, Gazoline justement, quel est le fond, le message de ce titre ?
Kemar : Le message de Gazoline ? C'est la musique qui donne le message.
Julie : Il y a des intonations orientales, qui étaient déjà sur le premier album.
Kemar : En fait, quand le chanteur-guitariste a sorti le thème de Gazoline, moi, j'y ai vu une porte ouverte pour évoquer le pouvoir excessif du pétrole.
Julie : La dernière chanson Laisse toi aller est un peu moins politique, quel était le contexte de ce morceau ? Le ras le bol d'écrire un texte engagé ou véritablement un manque d'inspiration ?
Kemar : Un manque d'inspiration total !
Julie : Que tu décris bien tout au début de la chanson, d'ailleurs.
Kemar : Ben ouais, à un moment donné, moi, j'ai eu un trou pendant l'été dernier. Tout à coup, je me rendais compte que tous les thèmes qui m'étaient chers dans ce groupe, j'avais l'impression d'en avoir fait le tour dans l'écriture : la misère, les injustices, la révolution par internet, la guerre. Enfin, je l'ai déjà fait, sur Révolution.com. Il y a un morceau qui s'appelle Où veux-tu que je t'aime, qui sort un peu du contexte de No One. Mais là tout à coup, j'avais envie de m'ouvrir et alors je me suis mis à écrire des trucs, et je me suis dit : oh la la, putain, non, la légèreté, ça pèse trois tonnes ! Tu vois, je trouvais ça tout niais.
Laurent : C'est dans la foulée que tu as écris l'album de Superbus ?
Kemar : Voilà, tout à fait ! (rires). C'est là que je me suis dit que j'avais plein de chi-chi boom, de wouah, wouah, wouah, de pouet, pouet, pouet, de ki, ki, ki, ... (rires)
Julie : de boom boom boom ? (rires)
Kemar : Oui, de boom boom boom aussi. Et donc, voilà, c'est une période un peu spéciale parce que je sentais mes potes qui étaient en attente. Et c'est des moments super délicats dans des périodes de compo parce qu'à un moment donné, quand le chanteur est super bloqué par rapport à ce qu'il écrit, et bien, les autres en face te disent « Donne nous de la matière, on en a besoin ». Et c'est là où on sent l'équilibre du groupe, c'est-à-dire quand en face de toi, t'as des mecs qui disent « ah ok, te speede pas, t'énerve pas, pas de pression, genre, nous, on est là, t'inquiète pas, on fait notre tambouille, et toi, quand ça viendra, ça viendra ». Et ça, c'est un truc qui aide vachement, et donc du coup, j'ai pris le côté dérision de l'affaire. Et puis ce qu'il y a de bien à un moment donné, c'est d'avoir de l'humour sur soi-même, surtout par rapport au contexte de No One. A l'extérieur, on peut donner l'impression d'être des gars qui sont dans une espèce de bulle...
Julie : Tu veux dire des musiciens très énervés et très engagés...
Kemar : Ouais, ouais, voilà, c'est ça ! Et surtout, on donne l'impression qu'on ne rigole pas vraiment, alors que.... Et il y a des fois, quand on me pose la question, moi je dis, attends, nous on chiale pas dans un micro, tu vois. Donc du coup, on a l'impression de dégager une énergie positive dans ce qu'on fait, malgré les thèmes.
Julie : Ben oui, c'est pas paradoxal. Mais il y a quand même des petits youyous à la Superbus dans la dernière chanson ?
Kemar : Ouais, mais il y a un texte aussi (rires).
Julie : Autrement, pourquoi avoir commencé la tournée à Montbéliard ?
Kemar : Ca, c'est le hasard total. Je n'y suis pour rien du tout.
Julie : C'est tant mieux pour nous.
Kemar : Moi, en tout cas, ça me rend plus heureux d'attaquer dans une ville de France plutôt que chez nous à Paris, où ça peut paraître plus facile, tu vois.
Julie : Vous étiez déjà venus à L'Herbe en Zik à Besançon.
Kemar : Ouais, je m'en souviens. A Bezak !
Julie : Oui, Bezak, très bonne maîtrise du jargon (rires).
Kemar : Tu me la fais pas (rires).
Julie : La basse est toujours très présente sur cet album et un peu pierre fondatrice des chansons, un peu comme sur le premier album.
Kemar : Ouais, la basse, c'est un élément super prédominant. Gazoline, c'est aussi un peu une espèce de mix entre les 3 albums, mais c'est vrai que peut-être inconsciemment, on est retourné à quelque chose de plus rock : guitare, basse, batt'. Mais à un moment donné, c'est aussi l'influence du gratteux. Sur Révolution.com, j'avais beaucoup fait avec K-Mille, tu vois, et lui est plus électro dans l'âme, ça se sentait vachement.
Julie : Et les visuels, c'est toujours la même personne qui les fait ?
Kemar : Ah ouais, toujours.
Julie : Depuis le début ?
Kemar : Ouais, depuis le début.
Julie : On sent l'évolution aussi.
Kemar : En fait, c'est incroyable les histoires. Voilà, en fait, Manu [de Arriba] avec qui j'écris souvent et Laurent [Serroussi], on était dans le même lycée et la même classe. Donc, avec chacun dans ce qu'il sait faire, on a réuni autour de ce groupe tous les savoir-faire, c'est un peu ça. Et donc, Laurent, il a un peu une histoire similaire avec le groupe, c'est-à-dire au moment où il sort des Arts Décos, moi je monte No One et c'est à ce moment-là qu'il fait sa première pochette. La prod lui achète alors son premier ordi. Et donc pour lui, No One est un champ d'expérimentation parce qu'on s'est toujours dit, à part les lives peut-être, il n'y a aucun intérêt à montrer sa gueule au verso d'une pochette. Quelque part, l'image c'est un imaginaire, et c'est important de travailler ce truc-là. C'est comme quand on avait fait l'Indou sur le deuxième album. Utopia, c'est une pochette, on en parle encore, tu vois.
Julie : J'ai une question sur une chanson du premier album. Pourquoi Henry, serial killer ?
Kemar : A cause du film. Ca m'avait transcendé ce truc-là. C'est ma soeur qui m'avait branché et qui m'avait dit « va voir ce truc, c'est incroyable ». Il jouait à Beaubourg, genre samedi, séance de minuit. Je savais que c'était sur un Serial Killer, tu vois, mais je ne savais pas ce que j'allais voir, et putain, en sortant, j'ai rasé les murs, mais alors d'une force !
Julie : C'est donc parce que le film t'a marqué que t'as écrit cette chanson ?
Kemar : Ouais, ouais, ça m'a marqué, et puis après, aussi, il y a eu toute cette lecture de séries noires qui en a découlé où vraiment je suis rentré dans l'univers, tu vois, roman. Et ça m'a inspiré pour écrire ce truc-là. L'idée, c'était de reproduire une pulsion à travers la zik.
Julie : Au fait, une question me vient. Il n'y a plus de chansons en anglais sur le dernier album.
Kemar : Non.
Julie : Et pourquoi donc ?
Kemar : Parce que plus t'apprends à écrire, mieux t'écris.
Julie : Est-ce que tu penses que c'est plus facile d'écrire en anglais ?
Kemar : Ouais, c'est plus facile d'écrire en anglais, mais c'est vachement moins facile de faire passer ton message. Je pense, que par rapport à ce qu'on raconte.... je trouve que faire un Amour de la Haine en anglais, j'y vois aucun intérêt.... Et peut-être parce qu'aussi cet album s'inscrit vachement dans le contexte électoral. Enfin, contexte électoral ou pas, en tout cas, c'est par rapport au pays, enfin, par rapport à ce qui se passe ici.
Laurent : Une fois le contexte éléctoral passé, tu vas refaire un truc solo ou continuer avec No One ?
Kemar : Il n'y a rien de prévu. Pas de plan sur la comète.
Julie : Mais, là, est-ce que tu continues à écrire des textes ?
Kemar : Non, en ce moment, non.
Julie : Mais quand tu écris, ça te vient comme ça ...
Kemar : Ah non, moi, quand j'écris, c'est « ok, je suis dedans et j'en sors pas ». C'est vraiment obsessionnel. Par contre, quand je lâche, je lâche. Je suis pas un poète maudit, qui va se retrouver tous les après-midis à Saint Germain sur la terrasse. Tu vois, pour revenir à ces histoires de texte sur les hommes politiques, le challenge du groupe dans l'écriture, c'est de se dire ok, si on cite les mecs, on est grillé, direct. Donc, le challenge de l'écriture, c'est d'arriver à pas citer le mec et en faisant comprendre qu'on parle de lui. Voilà.
Julie : Et vous n'avez pas eu de réactions de la part des politiciens face à vos textes.
Kemar : Non, on n'est pas assez connus. Y a pas un effet populaire, comme le jour où tu passes chez Patrick Sébastien....
Laurent : Ouais, il n'y a pas l'éclairage médiatique.
Kemar : Ouais, exactement. Et c'est encore l'idée du challenge, c'est qu'on est toujours sur le fil. C'est ce qui en fait le piment. C'est que rien n'est jamais gagné, et que par rapport à la musique qu'on fait, on se doit d'écrire de bonnes chansons.
Laurent : Ca permet de rester vrai et de ne pas tomber dans le côté mercantile de la musique, qui a un peu tendance à prendre le dessus sur la création en ce moment.
Kemar : Exactement, genre l'image prend le pas sur le son.
Laurent : C'est un peu ce qu'ils nous font en politique d'ailleurs.
Kemar : Peut-être que nous, on serait plutôt Marie-George Buffet, Besancenot, pas Arlette Laguiller, parce que je peux pas l'encaisser cette p***.
Julie : C'est-à-dire ?
Kemar : Non, je vous dis juste pourquoi. C'est que quand il y eu Chirac-Le Pen, elle n'a pas donné de consignes de votes. Voilà, et rien que pour ça, tu vois la vraie nature révolutionnaire de la nana. Pour moi, c'est super grave.
Laurent : Parce que tu penses qu'elle en serait presque venue à souhaiter que Le Pen passe pour pouvoir retourner le pays ?
Kemar : Exactement, ouais. Je sais pas si elle, elle sort beaucoup de ses frontières, tu vois.
Laurent : Autrement, il y a aussi un courant qui dit que tant qu'à faire, autant que Le Pen passe parce qu'il ne fera que deux mois, puisqu'en fait, il n'aura jamais de majorité à l'assemblée.
Kemar : C'est n'importe quoi ça. Je veux dire, il faut toujours se dire que c'est ancré dans l'histoire d'un pays. Tu vois ce que je veux dire. Juste après le 2ème tour, on est parti faire quelques dates en Europe, et je peux te dire qu'on en a vu comme ça dans les salles (il imite le salut nazi), et les gars ils venaient te taper dans l'épaule et te disaient « et alors, Jean-Marie Le Pen, good les gars, good, good ! »
Laurent : De toute façon, que Le Pen soit président, ou au deuxième tour, le mal est fait.
Kemar : Non, le vrai mal pour moi, s'il est au deuxième tour, c'est très grâve, mais c'est surtout qu'il ait la position du vainqueur même s'il perd. Et la position du vainqueur, dans l'idée que le mec pourrait se taper, face aux candidats, un 40 et perdre avec un 60. Mais tu te rends compte, un Le Pen au deuxième tour qui se choperait 40%. Putain, mais le mec, il a gagné dans sa tête !
Julie : Je rebondis sur ce que tu dis. Quand tu vas à l'étranger, tout ça… Encore il y a deux jours, je discutais avec des australiens, et le gars, comme on parlait politique, il a fallu qu'il me parle des essais nucléaires à Mururoa. Après on se le traîne quand on voyage un peu. L'image de la France... T'es limite obligé de t'excuser, presque...
Kemar : Moi, je me souviens, on était en Autriche...
Laurent : Et c'est pas une référence l'Autriche.
Kemar : Ben ouais, c'est pas une référence ! Seulement, quand on est rentré dans la salle, ils nous ont fait « ah ouais, vous avez bien rigolé avec notre Heider, mais maintenant ne nous donnez pas de leçons, c'est bon ! » Et là, genre qu'est-ce que tu veux dire, et bien, tu fermes ta gueule et....
Julie : .... et tu chantes....
Kemar : Voilà, tu chantes !
Shanka, le guitariste et Yann, le batteur entrent dans la pièce
et nous embrassent.
Kemar : Et moi, vous ne me faites pas de bisous ?
Yann : Non, toi, je te roule une pelle.
Laurent : Alors, gardez-moi ça pour la photo les gars.
Kemar (rires) : Enfin tout ça pour dire que, nous, la tribune qu'on a, c'est la zik. C'est tout ce qu'on sait faire.
Julie : Des festivals de prévu? Genre les Eurockéennes, car c'est pas loin de chez nous.
Kemar : Ouais, ils sont en train de finir leur prog et on a peut-être des chances d'être dedans.
Julie : Ce serait bien ! Ca ferait bouger des gens dans le coin. Et à la Réunion? Parce que, petites vacances là-bas !
Kemar : C'est mérité Madame !
Julie : Alors, comment vous faites pour démarcher à la Réunion ?
Kemar : Ben ça, c'est les contacts entre tourneurs qui se font, ils se connaissent. On devait y aller l'année dernière, mais les autres se sont dégonflés parce que chikungunya. Moi, j'étais prêt. Je leur disais, allez les mecs c'est bon ! Surtout qu'en plus, moi, tu me mets tout seul, enfin, avec dix personnes dans une pièce, c'est sur moi que ça tombe.
Arrive un autre membre du groupe.
Julie : Bon, on va peut-être te laisser manger. C'est très gentil à toi de nous avoir accordé du temps. Merci beaucoup.
Kemar : Okay.
Sur ce, Kemar nous propose de faire quelques photos avec lui... Cette fois, il évitera la porte vitrée en sortant.
Propos recueillis par Julie et Laurent
Photos : Laurent
Pour info, No One sera de retour dans nos terres franc-comtoises également
le 3 août au Festival de la Paille à Belfort. Et pour les
vacanciers des terres éloignées, rendez-vous à la
Réunion du 28 mai au 3 juin. Les autres dates des concerts du groupe
sont sur leur site officiel : www.nooneisinnocent.net