Interview The Kooks (18 novembre 2006)





A l'occasion du concert des Kooks à la Laiterie de Strasbourg, nous avons rencontré Luke Pritchard, leur tout jeune chanteur. Avec lui nous avons notamment évoqué l'année assez folle que vient de vivre le groupe, la part de plus en plus importante d'internet dans le monde de la musique, et le futur des Kooks.

Sensation Rock : Il y a onze mois, vous donniez vos premiers concerts en France, dans des petites salles, en première partie de The Apartment. Personne ne vous connaissait. Aujourd’hui, vous avez vendu plus d’un million d’albums, joué aux Etats-Unis et au Japon. Comment décrirais-tu l’année fantastique qui vient de s’écouler ?

Luke : … fantastique ! (rires)

J’ai l’impression qu’on a vécu trois années en une. Ca a été vraiment génial. Un peu frustant en même temps, parce qu’on a pas eu vraiment le temps d’enregistrer les nouvelles compositions créées entretemps. Et puis c’est vrai aussi qu’on s’attendait pas à ça… Enfin personne, en dehors de nous, ne s’attendait à ça. On savait qu’on était arrivés à quelque chose de bien, on était conscients de notre potentiel, mais peu de gens nous ont accordé du crédit au début.

- Le succès est venu très vite…

- Oui, ça a pu paraître rapide, mais pour nous par contre c'est loin de s'être fait du jour au lendemain ! Peu de groupes parviennent à ce niveau en un laps de temps si bref. Mais je pense qu’on peut aller encore plus loin. On a encore pas mal de travail devant nous. C’est marrant ; je ne m’attendais pas à ce succès quand notre premier disque est sorti.

- Mais vous ne pouvez que faire mieux maintenant !

- Ouais !

- Qu’est-ce qui ce vraiment changé entre maintenant et onze mois plus tôt ?

- On a gagné en expérience. On a évolué humainement, et vu notre âge, c'est un peu normal…

- Vous vous améliorez aussi…

the kooks- Oui… On a aussi fait des progrès en tant que musiciens. Quand on a commencé, on avait un potentiel, on savait tous jouer. Mais tu sais on a fait tellement de choses cette année, ça ne peut qu’avoir un impact sur ta façon de penser, sur ta manière d’appréhender le monde en général. Mais l’important, c’est qu’on a vraiment pris conscience qu’on pouvait faire quelque chose de bien. Quand on a commencé à travailler sur notre premier album, on s’est dit « Cool, on est un groupe. » Tu sais, quand tu commence à être connu, tu réalises que tu peux avoir un impact. C’est une responsabilité, dans le bon sens du terme… C’est ce qu’on a appris cette année.

- Vous avez grandi, d’une certaine manière…

- Complètement… C’est assez ironique en même temps, parce que quand tu rejoins un groupe, c’est pour obtenir une certaine liberté, faire ce dont tu as envie, mais si un soir je ne donne pas un concert, ça va engendrer plein de problèmes à plein de gens, ça va être la merde ! Ou bien si on fait un concert moyen c’est pas génial non plus. Mais en même temps les responsabilités on vit avec, et on fait d’abord tout ça pour nous-mêmes…

- Tu peux nous parler brièvement de votre rencontre ?

- Ca s’est passé à l’école, à Brighton. Je venais de Londres, je voulais bouger un peu, faire de la musique, trouver un groupe. J’étais guitariste dans une formation, et puis on s’est séparés. Je travaillais avec un compositeur, mais le projet est tombé à l’eau. Alors je suis arrivé à Brighton, dans une école de musique. Les écoles de musique, ça a des mauvais côtés, mais ça vous permet de rencontrer plein de musiciens. J’ai commencé à jouer avec Hugh et Paul [ batteur et guitariste, NDLR ]. Ce dernier, de son côté, a rencontré Max et lui a proposé de venir faire des essais. C’est marrant tu sais, parce qu’on a jamais voulu faire un disque, nous on voulait juste faire des concerts ! Si on a envoyé notre démo, c’était vraiment dans l’unique but de trouver une date ! Et la personne à qui on a envoyé cette démo est devenue notre manager. Ensuite elle a contacté une maison de disques mais on a jamais fait des pieds et des mains pour être signés. Les choses se sont faites d'elles-mêmes.

- Cette année les deux grandes sensations Outre-Manche ont été les Arctic Monkeys et vous. Pourtant les Kooks sont restés plus longtemps qu'eux dans le Top Ten. Comment vous expliquez cela ?

- Leur album et le nôtre sont sortis le même jour ! Et les Arctic nous avaient fait pas mal fait de l’ombre à cette époque. Ils avaient bénéficié de cet énorme buzz, tout le monde ne parlait que de ça, surtout aux USA. Merde ils ont vraiment tout balayé sur leur passage c’est dingue ! Et puis c’est cool pour eux ! Quand ils sont arrivés, on les annonçait comme le meilleur groupe du monde. Ils ont toujours essayé de garder la tête froide par rapport à ça, parce que ça veut vraiment rien dire. Nous quand on a commencé au contraire, on s’est vraiment fait défoncer dans la presse. On avait eu quelques bonnes critiques, mais sans plus. Je crois qu’on était vus comme un groupe de jeunôts. Et puis petit à petit nos chansons sont rentrées dans la tête des gens, ça s’est vraiment fait progressivement. On a eu de la chance que ça se passe comme ça. Les Arctic ont battu le record des ventes d’album le jour de leur sortie. En comparaison les Beatles ont vendu la moitié de ce nombre, la première semaine. Quant à nos ventes, elles ont progressé bien plus lentement mais de manière régulière.

- Pour les Arctic ça a commencé très fort, parce qu’ils ont bénéficié d’un gros buzz sur le net… Et justement, que penses-tu de cette manière de toucher un public ? Ca peut être viable sur le long terme ?

the kooks- Je ne sais pas. Je ne pense pas qu’on puisse véritablement « toucher le public » avec internet, ça me paraît un peu exagéré. J’ai parlé avec les membres des Arctic Monkeys et ils n’ont jamais été dans cet esprit. Le problème principal à mon sens est que les gens de notre génération ne se parlent plus vraiment, ne communiquent plus. L’idée même de communauté semble dépassée. Pourtant sur internet les gens se parlent, échangent des opinions sur des groupes. Là, le bouche-à-oreille fonctionne. Alors bien sûr le web a son importance, mais je ne pense pas que la plupart des groupes soient considérés comme des "groupes du web". Les pionniers sur ce terrain ont été les Libertines. Je trouvais ça bizarre que Pete Doherty soit tout le temps en train de parler aux gens sur le net, qu’il y dépose ses chansons. Et pourtant personne ne parle de ça. Les Arctic ont été découverts grâce au web, mais ils ont surtout joué leur musique et les gens sont devenus dingues et ont tous parlé du fait qu’ils aient été découverts sur internet, mais je ne crois pas que le groupe en ait tiré un quelconque profit !
Je trouve ça assez intéressant que le net fasse tomber les frontières. Aujourd’hui le monde, c’est pas l’Angleterre, les Etats-Unis…

- Aujourd’hui on entre dans quelque chose de global…
- Exactement… et je crois que c’est vraiment une bonne chose ! Les gens ont une attitude positive, parlent de paix… et le concept du net dans cet esprit-là peut être quelque chose de positif…
- Et puis le net pour un groupe, c’est seulement un premier pas. Après c’est à eux de faire leurs preuves, de s’améliorer et de montrer ce qu’ils peuvent faire sur scène.
- Absolument. Au final on parle de quelque chose de très humain, et ça DOIT rester humain. Faire du live ça reste la chose la plus importante. Les Arctic Monkeys et nous avons énormément tourné. Quand on a participé au festival de Reading, pour les Arctic c’était leur dernier concert et ensuite ils allaient avoir un mois de repos, et ils ont joué avec la même énergie que s'il s'agissait de leur première date. C’est vraiment essentiel, et la seule chose vraiment importante. Les medias aiment bien écorcher les groupes. C’est l’un des grands problèmes de la musique aujourd’hui. Elle est pourrie par le business, dont le but premier est de vendre des disques. Alors on dit aux gens ce qu’ils doivent aimer. Mais les gens n’apprécient pas qu’on leur dise ce qu’ils doivent aimer. Ils aiment ce qu’ils ont envie d’aimer. Et en ce qui nous concerne, on essaie de rester le plus simples possilble, de s’amuser et d’être honnêtes tout en écrivant des bonnes chansons. On a toujours voulu que les gens nous prennent comme nous sommes. On a essayé de limiter nos apparitions dans les médias. Et puis on n’a pas été énormément passés en radio. On a essayé d’éviter ça. Il y a tellement de groupes qui passent en boucle en radio. Ca en devient presque subliminal, et les gens finissent par acheter un million d’albums de Keane. Ils vont au magasin, voient leur album et se disent « Oh mon fils doit aimer Keane… » et ils achètent l’album... C’est nul !


- Tu as le temps d’aller surfer sur ton MySpace ou de lire tes mails ?

the kooks- Non j’ai pas vraiment le temps d’aller sur des ordinateurs. J’ai bien un portable mais c’est pas évident quand tu es en tournée. Et puis My Space ça me fait un peu flipper… Paul et Hugh y vont, notre guitariste et notre batteur, ils y vont et parlent aux gens. Mais moi ça me fait flipper, tu as cent amis et c’est vraiment bizarre ! Je n’ai pas de page sur My Space.

- Et puis c’est un peu étrange d’avoir « cent amis »… alors que ce sont juste des gens, des inconnus pour la plupart…

- Ouais c’est bizarre…

- Et d’une certaine manière c’est quelque chose de plutôt froid finalement, sans âme…

- Ouais complètement…

- Et ça reflète surtout le monde dans lequel on vit…

- Exactement. Ouais tout ça, c’est pas réel… Et beaucoup de gens « vivent » à l’intérieur de My Space, c’est leur monde. J’ai des amis dont l’existence entière tourne autour de My Space et des ordinateurs. Je ne sais pas, il y a quelque chose là-dedans qui me rend méfiant. Pour les groupes, c’est bien. Tout ce qui permet de diffuser la musique et ce qu’on ressent est appréciable, mais quand ça touche à quelque chose de plus personnel, je suis pas du tout client !


- Ce qui rend votre musique intéressante, c’est ce mélange unique de brit pop, funk, reggae et rythm’n’blues. D’où viennent toutes ces influences ?

- Et bien, je ne sais pas si le terme « influences » convient bien… C’est difficile de donner une origine précise à tout ça. Cependant, quand on a commencé le groupe, on avait tous des goûts musicaux différents, ou plutôt on jouait tous des musiques différentes. Moi j’étais plutôt rock et folk.

- Donc toi, tu apportes plus cette influence dans le groupe…

- Oui c’est exact. Mais quand j’ai rencontré les autres, je n’avais jamais chanté de reggae, ni même pensé à faire du ska… Ce qui ne veut pas dire que l’on fasse du reggae, mais ça fait partie de nos influences, tu vois ? J’y avais même jamais pensé ! Moi j’étais plus du côté de Jimi Hendrix et de Dylan ! Alors c’est assez étrange… Nous quatre on est vraiment ouverts, on a une mentalité assez old school. Aucun de nous n’a voulu donné une orientation musicale particulière au groupe. En studio, si quelqu’un a une idée, on l’applique. C’est pas parce que je suis le chanteur que je vais dire « On fait ça ! ». Ca se passe pas comme ça. On est vraiment ouverts d’esprit et je ne pense pas que beaucoup de groupes le soient. Et c’est vraiment dommage. Le public va plus facilement vers les groupes ouverts, selon moi. Et donc on a pu former un groupe baignant dans des styles très différents. On est très accrochés à ça. Les musiciens de notre génération ne cessent de réinventer, encore et encore, de croiser les genres. Et on se dit qu’on a vraiment de la chance. On peut avoir des disques pour pas chers, on peut choper de la musique partout. J'ai la possibilité d'écouter tellement de musiques différentes... Pourquoi est-ce qu’on devrait se cantonner à un seul truc ? Pourquoi on devrait trouver une formule ? T’as l’impression que tous ces groupes s’assoient autour d’une table pour essayer de trouver une bonne chanson, et qu'ensuite ils exploitent ce filon pour faire de l’argent. On a envie de surprendre encore les gens. Pour moi le rock’n’roll est synonyme d’étonnement. Alors tout ça nous a permis d’être éclectiques et d’explorer des styles divers.

- Tu crois que le rock aujourd’hui a tendance à se répéter ?

the kooks- Dans un certain sens oui. Il y a vraiment beaucoup, beaucoup de musiciens et de compositeurs géniaux, qui sont exploités par l’industrie. Mais l’industrie est aussi exploitée par eux ; elle est complètement chamboulée. Plutôt que de laisser les musiciens faire ce dont ils ont envie, et ensuite de proposer ça à la vente, puisque c’est aussi son rôle évidemment, l’industrie dicte aux musiciens ce qu’ils doivent faire. Les musiciens qui veulent être libres, ne pas faire de compromis, ils finissent en ermites. Alors vous obtenez des gens comme Mason Jennings… Tout ça me paraît assez anormal, que tous ces gens bourrés de talent n’aient pas la promotion qu’ils méritent. Mais malgré cela, je dois aussi rester positif par rapport à ce qui s’est passé cette année. En tant qu’auditeur, je trouve qu’il y a eu plein de trucs biens. Et les Arctic Monkeys en font partie. Des gens comme Franz Ferdinand, ils ont su aller au-delà de toute cette merde. C’est ce qu’on essaie de faire nous aussi, même si on est plus pop, ou même plus commerciaux peut-être... Je pense pas qu’on n’ai jamais fait de compromis avec notre musique. Les Arctic Monkeys sont parvenus à faire leur trou sans le support d’aucun label. Et c’est ce genre de truc qui va inciter les gens à prendre une guitare et écrire une chanson, tu vois ? Et je respecte ça énormément.

- Pourquoi commencez-vous toujours vos concerts avec « Seaside » ?

- C’est devenu une sorte de tradition ! Quand le mixage de notre album a été terminé, on nous l’a envoyé, et les chansons avaient été placées dans cet ordre. Ca étonne souvent les gens que l’on commence par ce titre en concert, et c’est ce qu’on voulait ! Si les gens ont acheté l’album après avoir écouté "Eddie’s Gun" ou une autre chanson qui passe en radio, ils sont plutôt surpris. En concert, ils se disent « Merde c’est quoi ça, une putain de ballade !! ». Et nous on a trouvé ça plutôt marrant ! Mais bon il va bientôt falloir qu’on change parce que ça fait des siècles qu’on le fait maintenant !! (rires)

- Quand vous aurez fait un ou deux albums de plus et que vous aurez d’autres morceaux calmes comme « Seaside », vous pourrez les intercales entre des titres qui bougent !
- Ce que j’avais envie de faire, c’était m’inspirer de Dylan et jouer des morceaux dans un style folk, en acoustique. On a fait ça quelques fois, en France, et vous avez dû le voir notamment quand on a joué avec The Apartment. On avait fait ça parce qu’on commençait de jouer avec un nouveau bassiste, et il avait juste répété quelques titres avec nous. Notre set comprenait quatre chansons, jouées en acoustique.

- L’avènement d’internet et le nombre toujours croissant des festivals font qu’il y a de plus en plus de groupes qui se forment. N’y a-t-il pas un risque pour tous ces groupes de disparaître très vite ?

- Oui mais ce phénomène n’est pas nouveau… C'était la même chose dans les années soixante-dix. Et encore une fois c’est une des lois de l’industrie du disque. Si tu prends l’exemple des Rolling Stones, ils n’ont pas eu de succès avant leur troisième album, mais leur maison de disque s’est dit « Pas grave, on les garde quand même ». Ils leur ont laisser le temps de mûrir. Et dieu merci, c’est ce qui se passe aussi pour nous. Notre label nous a laissé le temps d’évoluer. Tu sais, avant je me disais que je signerais jamais sur une major. C’est un peu une idée reçue quand tu es un jeune musicien. Mais on a rencontré beaucoup de labels, on a discuté avec eux, et Virgin a été le seul à nous accorder du temps. Pendant un an ils n’ont rien exigé de nous. Ils nous ont signé parce qu’ils aimaient les chansons. Ils nous ont dit en gros : « Vous avez des putains de morceaux mais en tant que groupe vous êtes à chier. » Alors on a commencé à tourner. Virgin est un des meilleurs labels. Je connais beaucoup de gens qui ont signé dans des labels indépendants, et qui voient les majors d’un mauvais œil. Mais Virgin a ce lourd passif qu’on connaît avec les Stones, les Sex Pistols… les Spice Girls ! Mais c’est justement parce qu’ils ont eu ces succès qu’ils peuvent se positionner aussi en tant qu’indépendants. Ils ne sont pas stupides, et ils ont vraiment une bonne équipe en Europe. Bon, Virgin USA, c’est à chier, mais en Europe ils sont vraiment bien... enfin bon ! On disait quoi ? (rires). C’est vrai que beaucoup de groupes dureront pas longtemps, mais il faut avouer aussi qu’il y a beaucoup de groupes nuls, qui font une musique de merde mais dont on fait quand même la promo. Selon moi, il n’y a pas assez de musiciens qui se consacrent véritablement à leur musique.

- Les Kooks travaillent sur un deuxième album en ce moment ?

- Oh tu sais on est toujours en train de bosser sur un nouvel album, et d’écrire, de composer des chansons. Notre nouveau bassiste est arrivé tard et il a dû bosser dur pour maîtriser les titres qui existaient déjà. On jouera sûrement deux ou trois nouvelles chansons ce soir, qui figureront normalement sur le prochain album. Tu sais là pour l’instant on se pose pas trop de questions, on va pas faire un album concept. J’ai quelques chansons dans ma tête qui feront partie du prochain, et sûrement qu’il y aura aussi d’autres titres qu’on a écrit il y a longtemps.

- Un jour tu as déclaré que tu ne voulais pas te poser de limites, mais pour le deuxième album, vous pensez explorer plus particulièrement un style ou est-ce que ça sera toujours aussi diversifié ?

- Je peux pas encore le dire. Ce genre de choses il faut le ressentir. Mais on va probablement travailler plus sur notre son, étant donné qu’on se connaît depuis un bon moment maintenant, et qu’on a joué si souvent ensemble. Je pense que ce sera aussi diversifié. Il y a des voies qu’on a pas encore explorées, et ce deuxième album va nous en donner l’occasion.

- Pour finir, tu connais des groupes français ?

- Oui j’en connais. Je crois qu’en ce moment ici il y a une scène rock assez active. Il y a Herman Düne, j’en suis assez fan, j’ai leur album, Giant, qui est vraiment très bon. Hier j’ai justement acheté deux autres de leurs disques, et ils ont l’air vraiment intéressants également. J’aimerais les voir en concert. La personne qui nous a signés à Virgin England, et qui est au label Source maintenant, a signé Herman Düne à l’époque de leur premier album. Alors on lui a donné le dernier du groupe.
Sinon il y a un autre groupe qui s’appelle Second Sex, que je trouve bien cool. Sinon là tout de suite personne d’autre ne me vient en tête. Mais il me semble qu’il existe une bonne scène pop rock. Je suis un grand fan de Serge Gainsbourg. En France je crois qu’il est vraiment aimé, n’est-ce pas ?

- Un album hommage à Gainsbourg est d'ailleurs sorti l’année dernière, avec notamment Jarvis Cocker. Il me semble que c’est sorti en Grande-Bretagne. Gainsbourg appréciait beaucoup la musique anglaise, l’a beaucoup utilisée dans son propre travail. Et aujourd’hui, les musiciens britanniques lui rendent bien et l’admirent. Ils le citent souvent comme une référence.


- En tous cas ça m’intéresserait d’écouter ça. Mais je sais pas si c’est sorti en Angleterre...

Propos recueillis par DOM

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